L'homme en danger.

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L'homme en danger.

Message  Telimectar le Ven 11 Juil 2008 - 21:58

Contre la mécanique aux rouages voilés, ou par ce que j’ai un peu envie de faire peur aux endormis que nous sommes.

Tout part d’un constat : Tout va il si bien dans notre monde pour que nous soyons si insouciants?
L’économie dont on vous abreuve chaque jour est un outil, or l’artisan fait ce qu’il veut à ses outils, il les dirige, il leur fait faire son œuvre (et Sarko est parfois assez habile, mais pas assez pour chaminou). Ainsi l’économie est un formidable outil du pouvoir et aujourd’hui on peut sérieusement douter de sa crédibilité au vu de l’incapacité dont font preuve nos « dirigeants » (vous savez, ceux qui gaspillent si bien l’argent des contribuables, ceux qui se font augmenter leur salaires de 75% et qui deviennent ensuite président de la république…).
En effet en réfléchissant aux bribes d’informations sûres dont on dispose, on peut voir des choses occultées (inconsciemment en plus?) par les Etats.
Je ne parle pas de complot, mais simplement de leur impréparation, de leur insouciance, et de leur laxisme imprudent, dans lesquels ils se complaisent avec l’aplomb de témoins de Jéhovah.

Il suffit de partir de postulats simples pour confondre ce qu’on nous voile. En six points assez péremptoires :
Le monde comporte un certain nombre de matières premières d’importance capitale pour notre société, et qui ne sont cependant pas renouvelable (le cas le plus préoccupant est le pétrole mais que dire de l’uranium… ?)
Or le monde consomme ces produits non renouvelables à un rythme qui s’approche d’une exponentielle (vous savez… la courbe qui veut crever le plafond).
La population de certains pays dépasse largement la capacité de ces pays à produire leur propre nourriture, même au moyen d’agriculture intensive. D’où des imports conséquents venant de très loin (même un pays autrefois grenier à blé de la méditerranée comme l’Egypte dépend maintenant des céréales des USA…).
La production de base agro-alimentaire mondiale est soutenue par la pétrochimie (engrais, pesticides, traitements chimiques divers…).
Les transports lourds et de longue distance dépendent totalement du pétrole et de ses dérivés comme le kérosène (avions et cargos).
Il n’existe pas à ce jour d’alternative efficace à l’industrie pétrochimique (pour l’énergie en tout cas, le solaire, l’électrique et ses batteries, les biocarburants, sont incapable de donner les résultats escomptés vu les avances technologiques actuelles, ou dans le cas des biocarburants, tout à fait inenvisageables : il faudrait 3 fois la superficie de la France en betterave ou colza pour faire circuler seulement le parc automobile français.
Mais que dire pour les engrais, les pesticides etc. qui permettent à notre agriculture de si hauts rendements ? Aucun ersatz)

On en conclue naturellement qu’avec notre société de consommation (irréfrénée), le pétrole viendra immanquablement à manquer sous peu (voir les stat de la consommation mondiale, renforcée de plus en plus par la Chine ou l’Inde, avec les réserves prouvées et supposées sur les 50 dernières années, les derniers grands gisements ayant étés découverts dans les années 1960…aï).
Dès lors qu’il manquera, peu importe comment et à quelle vitesse, il en résultera un grave dysfonctionnement de l’agriculture intensive grande consommatrice d’engrais et pesticides, ainsi que des transports, aériens, maritimes… (ya que les sous marins et les portes avions qui fonctionnent au nucléaire, ou au solaire pour les suédois lol)
La conclusion ? De la famine. Oui cela prête à rire, on à pas connu ça depuis bien longtemps, 200 ans au moins, cela dit là, la population en souffrira bien plus qu’alors : 60 millions de français avec une agriculture classique qui n’en peut soutenir que 20 ?
Et encore, les agriculteurs d’aujourd’hui n’ont plus ni le savoir faire ni les outil pour cette agriculture traditionnelle: allez dire à un agriculteur de labourer sans un tracteur, sans engrais, sans semences des firmes…il rira bien d’un de ces imbéciles qui s’occupent de ce qui ne les regardent pas.

Retour au charbon ou autre? Impossible, les travaux d’infrastructure seraient trop longs à faire pour adapter des pans entiers de l’économie, la famine et les révoltes seraient finies depuis longtemps avant que tous les trains fonctionnent de nouveau à la vapeur ou au charbon liquéfié lol. Et d’ailleurs l’atmosphère n’en demande pas plus, le réchauffement climatique nous réserve déjà de bonnes surprises, et il vaudrait mieux pour nous d’éviter de rejeter davantage de CO2.
Énergies nouvelles ? pas encore développées (la fusion de Cadarache n’est pas encore pour demain) et donc inaccessibles, sauf pour certains secteurs, mais rapidement inutilisables alors car il faut l’entretient nécessitant de grandes usines (le caoutchouc? le verre ? l’acier usiné ou l’aluminium? le matériel électronique?...), et de toute façon, comme il n’y a plus de transport maritime ou aérien pour faire circuler largement les matières premières…de toute façon là encore se pose le problème de mise à jour des équipements : long planifier et coûteux, aussi bien financièrement que matériellement .

Si vous n’êtes pas convaincus tapez 1 et sortez consommer des glaces italiennes à la vanille, un met qui deviendra rare sous peu…
Si vous êtes convaincus,« N’ayez pas peur » non plus, comme disait l’ami Jean Paul…même s’il y a pourtant les ingrédients là…

Certaines préparations tout à fait légères peuvent aider à passer ce cap qui ne sera sans doute pas une ère de chaos, arrivera sans doute progressivement, mais le problème est là, il vaudrait mieux avoir dans votre entourage des personnes sachant faire pousser ou élever votre nourriture, ou vous y mettre ^^.
Ceux qui ne se préparent pas sont véritablement condamnés à long terme car il faut avouer que nous somme tous trop dépendant du système commercial actuel : nourriture, mais aussi vêtement, bâtiment, médicaments. Qui sait faire tout ça ? et sans pétrole ?
La solution n’est pas de retourner à une ère anté-industrielle ou médiévale, mais plus simplement à un mode de vie plus proche de notre environnement, bien obligé de cultiver nous même pour nous nourrir, et bien plus conscient de nos comportements. Comportements économiques (travailler pour acheter ? est ce vraiment une vie ?) mais aussi politiques (les dernières guerres sont tout à fait odieuses, de même que la menace nucléaire qui pèse sur le monde entier, quant à certains présidents, ils font vraiment peur…). Enfin, tout un programme.


Pour en savoir plus ? http://www.oleocene.org ;
Il y a maintenant à boire et à manger sur ce site et son forum tentaculaire, mais chacun peut s’y forger une opinion.


Dernière édition par Telimectar le Sam 7 Fév 2009 - 23:36, édité 1 fois
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Re: L'homme en danger.

Message  Telimectar le Mer 19 Nov 2008 - 23:59

bon j'ai retrouvé le bon théma d'Arte "cruel sera le réveil", consacré au problème crucial du pétrol.
Tout à fait intéressant et à voir au moins une fois lol C'est ici mais en cinq parties pour un total de 80 minutes.

lol si vous devez n'en voir qu'une, c'est latroisième.
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Re: L'homme en danger.

Message  Telimectar le Sam 7 Fév 2009 - 23:34

Je continue avec un article trouvé sur Olduvaï concernant un scénario d'anticipation que je vous met ici et qui colle assez à la façon dont je perçois les choses... ;

ANTICIPATION - Chronique par Olivier RIMMEL.

Personne ne peut l’affirmer, mais il est désormais plus que probable que le monde entier a entamé la fameuse phase de décroissance annoncée par les spécialistes depuis des années.

Malheureusement, toute l’organisation humaine, à la fois économique et sociale, est aujourd’hui “indexée” sur les produits énergétiques primaires et dérivés, notamment le pétrole.

L’augmentation du prix du baril (qui a pratiquement quadruplé en l’espace de quelques années) et la faible valeur du dollar américain face aux autres monnaies conduisent à une situation jamais vue dont les conséquences immédiates, différées et latentes amènent à une criticité extrême.

Depuis des années, des centaines de scientifiques, économistes, spécialistes et autres chercheurs alarment les gouvernements partout sur la planète en expliquant qu’il est urgent d’agir, que le pétrole n’est pas éternel et que les menaces qui pèsent sur l’humanité sont immenses à partir du “peak oil” (que certains analystes considèrent comme étant déjà atteint).

Hélas, aucun pouvoir politique, nulle part sur la planète, n’a jamais cru bon devoir prendre suffisamment au sérieux les études alarmistes, pire : les déclinologues sont même décriés et critiqués.

C’est ainsi que nous nous retrouvons, en 2008, au début de la plus sérieuse “crise systémique globale” de l’histoire humaine récente, qui selon moi, conduira à un changement de civilisation dramatique et brutal dans les 5 à 20 ans à venir.

Au risque de paraître “catastrophiste”, et je le dis froidement en mesurant tout ce que ça implique : il n’existe aucun “plan B”, aucune énergie alternative, et aucun moyen de maintenir l’humanité et son système économique dans un état stationnaire viable à moyen terme.

Par conséquent, puisque c’est déjà trop tard, quoi qu’on fasse aujourd’hui, d’immenses drames vont se produire inévitablement, les contrées les plus pauvres seront bien entendu les premières à en subir les conséquences, mais nul ne sait à partir de quel seuil les contrées les plus riches seront préservées, notamment dans le monde occidental, ou dans les pays dits “émergents” ou “riches”.Je suis objectif et pragmatique.

Nous connaîtrons, y compris en Europe, une période sombre et très difficile à négocier où se dérouleront des drames qui vont plonger des millions de nos concitoyens les plus fragiles dans un état de grande pauvreté matérielle, physique et psychologique, entraînant avec eux toute la société moderne et développée dans une sorte de lente décroissance chaotique.

Depuis des années j’évalue et j’analyse des risques et leurs conséquences et je modélise et vulgarise des scénarios pour les expliquer, je concentre l’expérience et l’information tirés d’études diverses faites par tant d’autres spécialistes.

La synthèse de cet ensemble permet de produire un scénario noir qui me semble le plus réaliste, et qui aujourd’hui est connu de tous les chefs de gouvernements occidentaux.

J’évoque ci-dessous, de manière succincte et non exhaustive ce qui pourrait se produire dans les mois et années à venir.

- Recrudescence de troubles sociaux violents, qui par ailleurs s’installeront dans la durée (manifestations violentes prolongées, grèves récurrentes, mouvements sociaux inattendus pouvant éclater à tout moment n’importe où pour des motifs plus ou moins sérieux nécessitant toujours plus de moyens humains et matériels coûteux pour assurer la sécurité publique).

- Populations de moins en moins hostiles aux actions de protestation et de blocage économique et politique au niveau du pays.

- Criminalité en hausse globalement, confrontations intercommunautaires et intra-communautaires, irritations et jalousies exacerbées entre les individus conduisant à une multiplication de situations conflictuelles, de plus en plus violentes.

- Augmentation du nombre d’initiatives criminelles personnelles et isolées (ou menées par des petits groupes) de type “actions terroristes” (non religieuses et indépendantes) ou de “sabotages” d’infrastructures, revendiqués ou non, visant à déstabiliser ou à critiquer les actions politiques sociales ou économiques qui nuisent aux intérêts des individus.

- Défaillance des gouvernements et débâcle politique (impossibilité de faire face aux problèmes par des mesures politiques), accentuation de la perte de confiance dans le pouvoir politique, décrédibilisation des gouvernements qui perdent en représentativité.

- Apparition du pouvoir centralisé et concentré, conduisant “mécaniquement” à des dérives vers la “dictature démocratique” puis vers le “totalitarisme démocratique” portant l’habit d’un gouvernement républicain.

- Contrôle accru des médias (l’internet en particulier), avec le risque qu’un fossé se creuse entre le pouvoir politique et le “cinquième pouvoir”. Apparition de la “censure informelle”, dite de “convenance politique”, défavorable aux journalistes indépendants et libres, qui créeront leurs propres canaux d’informations parallèles et indépendants.

- Accentuation du risque d’atteinte à l’intégrité physique des personnalités politiques ou publiques exposées, de quelque tendance que ce soit.

- Fragilisation du système bancaire par la recrudescence des faillites et des créances irrécouvrables, défaillances des remboursements des crédits à la consommation et défaillances des remboursements des crédits immobiliers.

-Amplification de la crise financière internationale, perte de lisibilité sur les principales places de marché, mouvements spéculatifs incontrôlés et trop dynamiques pour être maîtrisés, installation dans une tendance baissière lourde.

- Émergence du phénomène de “stagflation” mélange de stagnation (économie molle, faible croissance, ou croissance nulle) et d’inflation, conduisant au pire scénario économique limitant toutes les marges de manœuvres, aux conséquences incalculables.

- Création de “bulles urbaines sécurisées” (zones commerciales, autour de grandes entreprises et d’institutions, infrastructures stratégiques, agglomérations privilégiées, quartiers résidentiels protégés, villes sous contrôles d’accès) et émergence de “zones de non droit” délaissées et hors de contrôle, ruinées, notamment les petites zones urbaines ou rurales, faute de moyens financiers et humain pour en assurer la sécurité et le développement.

- Impossibilité d’assurer la sécurité de manifestations publiques massives (événements sportifs, culturels, etc.), qui deviennent progressivement proscrites.- Risque important de vandalisme dans les grandes surfaces et les grands commerces mal sécurisés et fortement fréquentés, où les gens excédés viendront se servir sans payer, lors de mouvements sociaux hostiles et localisés, qu’il sera par ailleurs très difficile de combattre ou d’empêcher.

- Stations services et dépôts de carburants dévalisés, puis vandalisés et saccagés, vols de matériaux énergétiques (recrudescence des vols de carburants depuis les réservoirs des véhicules privés et professionnels).

- Transports routiers et même trains complets de marchandises ciblés, piratés et vandalisés (vols en bandes organisées par des actions violentes de type paramilitaires).

- Apparition du marché noir et du troc, puis rapidement de la désobéissance civile, conduisant à l’impossibilité d’encaisser les taxes gouvernementales et d’assumer les budgets des États, et pour ceux qui le peuvent, fuite des capitaux vers les zones sécurisées (pays défiscalisés ou à fiscalité avantageuse).

- Difficultés pour les pays et les institutions publiques à payer les salaires des fonctionnaires, les indemnités de chômage ainsi que les retraites.

- Montée progressive du contrôle militaire dans la gestion quotidienne des crises, d’abord par l’utilisation de la gendarmerie, puis par les forces militaires conventionnelles, qui seront de plus en plus présentes et sollicitées.

- Émergence de nouveaux leaders et groupuscules “autonomes” difficiles à contrôler.

Le tableau est noir. J’en suis conscient. La liste des conséquences dans nos vies de tous les jours est encore longue. Quoi qu’il en soit, il vaut mieux être préparé au pire, en espérant que le pire n’arrive jamais.

Apprêtons-nous donc à traverser une période douloureuse en se disant qu’il y a toujours pire ailleurs, et profitons de chaque jour qui passe. Pensons également à prendre les bonnes décisions et à faire les bons choix. Voyons loin.

Après tout, le catastrophisme, c’est aussi un principe de précaution.

Olivier RIMMEL
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