Du Citoyen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Du Citoyen

Message  Telimectar le Dim 20 Juil 2008 - 10:59

Des Citoyens, un Consensus, une Cité.

Ce citoyen que nous appelons de nos vœux, c’est l’Homme libre et vertueux sur lequel se base la cité et son consensus.
La cité n’est que cela: un amalgame de citoyens uniques, mais réunis par un consensus : le Grand consensus. Les citoyens se reconnaissent en lui, et lui, les pousse à progresser, à s’améliorer.

Par consensus, il faut entendre quelque chose qui fait l’unanimité parmi les citoyens, ce qui est différent de la méthode consensuelle : le moyen retenu pour faire s’entendre politiquement les citoyens.

Pour que la méthode consensuelle soit possible, il faut des Hommes capables de la faire fonctionner. Pour que le grand consensus soit reconnu, il faut des hommes capable de le reconnaître pour ce qu’il est. Il faut donc des hommes avec certaines capacités : instruits, ayant leur libre arbitre, et lucides sur se qu‘ils sont.

Via le grand consensus, nous pouvons aussi mieux définir ce que nous considérons comme le « citoyen », par ce que considère comme partie intégrante du citoyen le consensus: certains besoins pour vivre, rechercher la vie bienheureuse, et la conduite honnête.

Pour faire simple: le bonheur, chacun peut l’atteindre comme il l’entend; cependant nous pensons que la base du bonheur est de vivre conformément à la Nature, et de vivre en bonne entente avec ceux qui nous entourent, en société.
Cela implique des règles de savoir vivre, parfois simples (on ne tape pas sans raison un voisin, etc.), parfois complexes (on ne fornique pas dans la rue comme des chiens), mais toute sensée faire du citoyen un homme complet et respectable (car le respect, c’est une chose, mais encore est il nécessaire qu’il y ait quelque chose à respecter…)
Ce qui fait l’homme respectable? Nous allons nous efforcer d’y répondre…

Ces règles ne sont pas des lois écrites, des dogmes: elles sont une conduite naturelle du citoyen, conduite guidée par un certain nombre de vertus. En cela je rejoins la conception platonicienne : le bon et l’honnête citoyen est nécessairement un homme de vertu.
Pourquoi? Tout simplement par ce que l’homme est incapable de vivre uniquement par son instinct, et qu’il serait inique de vouloir un retour à un tel état de fait. L’homme est un animal « apprenant » et réfléchissant. Ainsi réfléchissons :
Ne vaut il pas mieux des individus respectant la liberté des autres, aspirant à la justice et à l’honneur d’une telle conduite?
Certaines vertus seront conspuée, dénigrées, mais cela est un autre sujet…

Pour ce qui est des droits des citoyens (droit à l ‘éducation etc.), le corps des lois primordiales les édicte, et la conduite des citoyens et des magistrats fait en sorte qu’ils soient appliqués (les magistratures de veille y…veillant)

Pour ce qui est des devoirs des citoyens, l’idéal est que le citoyen s’y soumette comme un mal temporaire d’ou sortira un bien supérieur: d’ou il faut que ce bien soit clairement en vue, et le mal, très limité.
Par exemple :
pour les champs collectifs apportant les portions alimentaires de base à chaque citoyen, lorsque l’édile agronome le décide, les citoyens ont à aider pour la moisson ou diverses opérations. La curatelle des calendes veille à ce que les jours « corvéables » ne dépassent pas un certain quota décidé en assemblée, ou si le besoin pressent, l’autorise à titre exceptionnel.

Ce qu’il faut bien considérer, c’est que le citoyen se mettra au service de la cité sans objection si ce qui profite à la cité lui profite également. Dans le cas ci-dessus, ces quelques jours par an assurent la population contre la famine, sont une richesse pour la cité afin d’échanger (sel ou autres), et garantissent à tous sans exception une ration alimentaire de base.

Pour en revenir au citoyen.
Dans une autre mesure, nous avons considéré comme utile que chaque citoyen soit lui même une cité en miniature: qu’il subvienne seul à certains besoins, sachant faire plusieurs choses et ne se basant pas que sur une seule activité. Ainsi il est amené à cultiver un peu, à produire des objets usuels, à « faire de l’art », à les échanger avec les autres, à participer aux assemblées et aux réflexions sur l‘amélioration de l‘environnement (en entendant par la qu‘une amélioration est un état qui se rapproche un peu mieux de la Nature), etc.
Un citoyen qui s‘attache toujours à faire la même chose n‘est pas un citoyen, c‘est une machine dont l‘esprit s‘atrophie chaque jour qui passe.
Il faut aussi considérer que le citoyen étant souverain, rien ne peut le contraindre. Cependant s’il va à l’encontre du consensus auquel il a adhéré en intégrant la cité, il est normal que son départ soit envisagé.

Le citoyen en Bref: Non homme parfait, mais s’efforçant d’agir selon ce que la vertu et sa raison édictent, et conscient de cette imperfection, ne l’exigeant pas des autres et restant bienveillant à l‘égard d‘autrui. Ne s’accommodant pas non plus de cette imperfection et tâchant d’y remédier tout en vivant dans le bonheur, le plus proche possible de la nature nourricière.
avatar
Telimectar
Curateur de la Salle

Masculin Nombre de messages : 1581
Age : 34
Localisation : An Tirismar
Date d'inscription : 09/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://yomenie.forumzarbi.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Du Citoyen

Message  Telimectar le Jeu 11 Déc 2008 - 2:04

Je met ici la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789...Et vais voir pour en expurger ensuite toutes les références aux notions que nous ne reconaîssons pas de pouvoir, nation, religion...

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
avatar
Telimectar
Curateur de la Salle

Masculin Nombre de messages : 1581
Age : 34
Localisation : An Tirismar
Date d'inscription : 09/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://yomenie.forumzarbi.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum